Vox populi, vox Dei! Bravo à la rue Ouagalaise…

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Le Beau Blaise a été finalement chassé par la rue. Une bouffée d’air pour la démocratie sur le continent et des raisons d’espérer pour les jeunes Africains. Comment comprendre et expliquer, qu’un seul individu, aussi beau et intelligent soit-il, ait pu imposer son « intelligence, sa loi et ses errements » à tout un peuple pendant 27 ans.

27 ans d’approximation et de bricolage…

27 ans de manipulation et machination…

Ça suffit!

Vox populi, vox Dei! Goodbye Blaise!

« Tu n’es pas le seul! »

Et cette leçon du peuple Burkinabé doit être enseignée à tous les petits esprits qui pensent être le centre du monde en empêchant l’éclosion de toute forme d’intelligence dans les États.

Si vous êtes si convaincu que ça de votre « suprématie intellectuelle », il faut alors fermer les écoles et dire à vos enfants de rester à la maison. Car, vous êtes omniscient, omnipotent et qui piu éternel!

Vox populi, vox Dei! Merci à la rue Ouagalaise!

Puisse Sankara Déposer en paix!

Extrait d’un Discours de Sankara

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« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part. Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal.

Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.

Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.

Je parle au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.

Je parle aussi au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.

Je parle au nom des artistes – poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs – hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim…

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

Alpha Dee’Aras-souba Orlando

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Social/ l’ANASOCI et l’ANPHACI organisent la Sémaine Internationale des Sourds

IMAG0596L’Association Nationale des Sourds de Côte d’Ivoire (ANASOCI) en collaboration avec l’Association Nationale des Parents des Handicapés Auditifs de Côte d’Ivoire a célébrée la Semaine Internationale des Sourds sous les parrainages des Ministres Dosso Moussa et Anne Désirée Ouloto. En effet, les sourds de Côte d’Ivoire ont massivement effectués le déplacement à la salle Emmanuelle Dioulo de l’Hôtel du District d’Abidjan pour venir prendre part à cette importante activité. Annoncée pour 13H, la cérémonie a finalement débutée autour de 14H avec l’Hymne Nationale de Côte d’Ivoire en langue de signe. Les Sourds ont ainsi pu assisté à une série de quatre conférences sur entre la pandémie à virus Ebola, les droits des personnes handicapés auditifs. Notons que le Directeur des Ressources Humaines du Ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Kodjo Sylvie, a relevé de sa présence cette belle fête.

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