Rencontre des Educateurs Spécialisés, un nouveau syndicat annoncé…

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Gnamien Konan, Ministre de la Fonction Publique, dans le viseur des Éducateurs Spécialisés

Ce Samedi 20 Juillet 2013, entre 11h et 13h, s’est tenu au Complexe Socioéducatif d’Adjamé 220 Logements, une rencontre de remobilisation et d’échanges du Collectif des Éducateurs Spécialisés de Côte d’Ivoire –CES CI- sous la houlette de M. Socrate KOFFI et de Mme Soro. En effet, après avoir pendant un moment fait le tour de la quasi-totalité des bureau de la fonction publique sans suite, les Éducateurs Spécialisés issus, pour la plus part des 26ème, 27ème, 28ème et 29ème Promotions de l’Ecole des Éducateurs Spécialisés de l’Institut National de la Formation Sociale (INFS) ont décidés de se retrouver à l’effet de faire le point de leurs différentes manœuvres. Pour rappel, les quatre (4) promotions suscitées sont victimes, selon le Coordinateur du CES-CI, M. Socrate KOFFI d’un certain nombre d’injustices dont une ponction injustifiée de dix milles (10.000) francs sur leur Indemnité de logement. Ainsi poursuit Socrate, les ES qui depuis leur Grade A2 perçoivent 50.000 francs touche aujourd’hui 40. 000 francs pour la plus part d’entre eux. Car à la réalité, selon le travailleur social, cette mesure inique semble être appliqué à la « tête du client ». De plus, lesdits Éducateurs Spécialisés en poste au Ministère de la Solidarité de Femme, de la Famille et de l’Enfant et au Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Sociales, sont systématiquement classés en A3 au contraire de leurs collègues de la même promotion qui sont au grade supérieur, à A4. Aussi, à la suite de Socrate, Mme SORO, Éducatrice Spécialisée en service au Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Sociales, par ailleurs, Présidente de la 27ème Promotion des Éducateurs Spécialisés, a engagé s’est camarade à dire non à cette injustice non sans lancer un cri de raison, non seulement, aux  deux Ministres de tutelles, mais aussi et surtout au Ministre de la Fonction Publique, M. Gnamien Konan, pour un traitement égalitaire des Éducateurs Spécialisés. « A diplôme égal, salaire égal » a-t-elle renchérie.  

C’est donc dans la perspective d’échanger sur les voies et moyens pour mettre fin à cette situation « traumatisante » selon Alpha DIARASSOUBA, membre du Collectif, que les Educateurs Spécialisés du CES-CI ont arrêtés un relevé de décisions au cours de cette rencontre. Ainsi, de la mise sur pied à un syndicat alternatif, à la mise sur pied des différentes commissions en passant par le plébiscite de M. Socrate KOFFI Hilaire en qualité de Coordonnateur Général du Collectif des Éducateurs Spécialisés. Il sera aidé dans sa tâche par tous les Responsables des Promotions représentées dans la structure naissante. Ils auront ainsi la lourde mission de «sortir le CES-CI de l’informel et de le conduire le conduire vers un Syndicat alternatif » selon le vœu de Amadou Dabo. Après le récapitulatif du relevé des décisions lu par le Rapporteur du jour, Alpha DIARASSOUBA, le Coordinateur Général a remercié tous les Éducateurs Spécialisés venus « rehaussé de par leur présence cette rencontre fraternelle et collégiale ». Il a appelé à la sérénité et à l’unité au sein de la grande famille des ES.

C’est autour de 13h que M. Socrate KOFFI a levé la séance sous les applaudissements de ses collègues.                

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Le Paradoxe Abobolais

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Peuhmond, Toungara et Kandia

S’il est une commune dont la représentativité au sommet de l’État ne souffre d’aucun doute depuis l’avènement de Ouattara au pouvoir, c’est bien « la commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire », Abobo la vaillante. Tenez-vous bien, pas moins de 5 élus locaux de cette localité, parmi les plus déshérité d’Abidjan, font partis du gotha du pouvoir d’Abidjan. Mieux, on les compte dans le premier cercle du Président. A tout seigneur, tout honneur. En tête de liste nous avons le tout puissant Ministre des mines, de l’Energie et du Pétrole, par ailleurs, Premier magistrat de la commune et Premier Responsable politique du Parti au Pouvoir de la commune. A sa suite nous avons, la Conseillère spéciale du Président de la République en charge du Genre et des Affaires Sociales, précédemment Ministre de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales. De plus, la très controversée et tout de même efficace Ministre de l’Education Nationale. Autre personnage de renom et aussi élue locale de la commune, la Ministre de Communication. Du reste, nous pourrons ajouter à la liste le Vice-Gouverneur du District et pourquoi pas le Premier de la toute puissante (enfin… supposé telle) section jeune du Parti au pouvoir. Ce sont vous l’aurez sans doute deviné sans effort aucun Adama Tounkara, Jeanne Peuhmond, Kandia Camara, Affoussy Bamba, Yéo Kolotioman et Yayoro Karamoko.
Ces derniers sont là où se prennent les décisions pour la bonne marche de l’Etat. Ils devraient dès lors constituer une chance pour les habitants de la « commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire ». Car il est, en effet, tentant de croire que le Président en les choisissant, a validé non seulement le choix des abobolais mais aussi et surtout a tendu la perche à une localité « toujours à la traine… ».
Aussi, au nom, pourquoi pas, de ce que l’on pourrait appeler « une discrimination positive » ou disons-le tout net, du très en vogue « rattrapage », ces jeunes, ces femmes, ces jeunes filles et même ces personnes du troisième âge, habitant de la commune espèrent bénéficier des « faveurs » de leurs élus. Mais, depuis 2010, c’est le statut quo.
Ces abobolais attendent toujours un second complexe socioéducatif, avec son tout ce qui va avec : Centre social, Centre d’Education Spécialisée et Centre de Protection de la Petite Enfance, ou si vous préférez Jardin d’enfant. Car, il est inimaginable que Adjamé, Yopougon puissent avoir deux Centres sociaux et qu’un « cas social » aussi notoire que la commune d’Abobo ne puissent en avoir qu’un seul. Pourtant, rien, absolument rien n’entrave l’avènement d’une telle structure, si ce n’est la volonté politique. Pour preuve vous verrez à Adjamé un gage de bonne volonté du Maire Sylla, sur le Boulevard Nanguy Abrogoua, à travers son Centre Social Municipal. Treichville et Amicha Francois ne sont pas en reste, vous y trouverez un Centre de Protection de la Petite Enfance Municipal.
A Abobo… Que peut le seul Complexe Socioéducatif mitoyen au Centre Culturel qui du reste n’est que l’ombre de lui-même et cela sous le silence coupable des autorités de tutelle ?!
En outre, pour une population avec un pourcentage aussi important de jeunes, de surcroit, une jeunesse à tout le moins « fragilisée » par divers fléaux dont le pernicieux chômage, un Centre d’insertion et d’Ecoute ne serait guère de trop. Il en existe du reste à Adjamé et Yopougon. Cette structure, initiative louable du District d’Abidjan, devrait être un impératif catégorique pour nos élus qui « tiennent tant à leur jeunesse ». Elle pourrait être un moyen de les éloigner de fameux « grins de thé » qui ont pignon sur rue dans certains quartiers généraux. A défaut de créer une antenne du Fond National de la Jeunesse à Abobo, ou encore d’un simple Foyer Jeune, un Centre d’insertion et d’Ecoute aiderait ces jeunes à qui l’ont demandé de payer le transport pour aller à Cocody porter leurs projets.
Au demeurant, nous tairons, l’incongruité de l’absence d’une simple antenne de radio communale dans la commune, quand on sait la place de l’information, de la communication dans l’éducation, l’épanouissement ; bref, le développement d’une localité.
Il est à espérer tout bonnement que nos Elus, se réveillent enfin pour que rayonne la vaillante et combattante comme d’Abobo. Les Abobolais attendent, Mesdames, Messieurs, le retour d’ascenseur. Ils espèrent un grand Centre d’Alphabétisation Jeanne Peuhmond ou Affoussy Bamba, une maison des jeunes Kandia Camara ou Adama Tounkara. Ils souhaitent, pourquoi pas, une Radio Solution Fm (qui ne sera pas un éléphant blanc), un Centre d’Insertion et d’Ecoute Yayoro Karamoko.
La balle est dans votre camp.
2015, c’est M A I N T E N A N T !

Toujours à la traine…

image2Hier en regardant le JT de la Télévision Nationale, j’ai été agréablement surpris de voir que certaines municipalités avaient déjà commencés à faire le bonheur de leurs populations. Qui dans à travers des projets d’insertions et de réinsertions adressés aux jeunes, qui à travers des projets liés à l’environnement et au cadre de vie. Ces administrations décentralisées apportent ainsi leur pierre, aussi modeste soit-elle, à l’action de développement du gouvernement pour un pays émergent à l’horizon 2020.
Ce constat, il faut l’avouer, m’a, toutefois laissé un gout amer. Car, en bon abobolais je me suis posé la question de savoir ce qui se passait chez moi, ici, à Abobo…
Et là… Rien… Fohi… Likéfi !
Pour être honnête, l’envie ne me manque pas de ressasser le perpétuel et presque redondant, j’avoue, « je vous avais dit… ». Car ce serait du pain béni pour certain : « Ah… tu es encore dans ça… », Ou le non moins irresponsable « qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? ».
Mais, mais, mais… ne dit-on pas que la répétition est pédagogique ? Et comme je revendique depuis peu mon appartenance à un corps d’éducateur (quoique…), permettez-moi chers amis, de la ramener encore une fois : La commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire, notre très chère commune d’Abobo est victime de l’absentéisme de son premier magistrat et ses multiples casquettes.
En effet, citoyennes et citoyens d’Abobo, très chers compatriotes Abobolais, pendant que les Maires des autres communes s’activent à œuvrer pour le mieux-être de leurs administrés par le truchement d’actions concrètes et tangibles, nous, ici, chez nous, à Abobo, sommes là, sereins, à attendre que notre Départemental-Ministre-Député-Maire finisse de faire le tour de ses bureaux et vienne nous surprendre en 2018 !!!
Pitoyable Abobolais… Toujours à la traine…
D’aucuns rétorqueront qu’il y a ici, chez nous, à Abobo, une équipe municipale, comme partout ailleurs, du reste et que les Adjoints et pourquoi pas les conseillers municipaux pourraient prendre la relève et faire le boulot. A ceux-là, l’envie ne me manque pas de leur dire à quoi bon travailler dans un champ qu’un autre viendra réclamer à corps et à cris à l’horizon 2018 ? Ou bien mieux, quel intérêts y a-t-il à porter une Responsabilité qu’on sait pertinemment ne guère pouvoir assumer ?
Mesdames et messieurs, habitant de la Commune la peuplée de Côte d’Ivoire, quelques puissent être vos réponses à ses interrogations, il est bon que vous intégrez au fond de vous-même que vous êtes là, encore et toujours à végéter dans la « victimisation », « la martyrisation », « l’instrumentalisation » et je pèse bien mes mots « l’abêtissement » pendant que les autres sont « devant-devant »…
De toutes les façons, il y a encore raison d’espérer car « Il n’est jamais trop tard pour bien faire ».
Bien à vous !