Mauvaise odeurs, poubelles et canalisation à ciel ouvert: Abobo est sale!

Mauvaise odeurs, poubelles et canalisation à ciel ouvert: Abobo est sale!
Il semble avoir une réelle histoire d’amour entre la commune du maire Toungara et l’insalubrité. Dans l’imaginaire collective, Abobo est d’abord et avant tout une commune dangereuse avec ses « enfants-microbes ». Mais pas que…
Les petits bandits qui ont usurpé la sulfureuse appellation des vecteurs de maladie, ont également mis sous l’éteignoir les vrais microbes et l’insalubrité qui va avec.

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Les fosses septiques à la sauvette
La promiscuité dans les quartiers avec les cours communes et les « chacun chez soi » doublé de l’absence de canalisations sont un terreau fertile pour une des pratiques les plus dangereuses: les fosses creusées pour transvaser les eaux et les déchets des toilettes. Les propriétaires de pompes et leurs équipes d’éboueurs se bousculent dans les quartiers et les rues d’Abobo à partir de 23 heures. L’affaire semble être florissante.
15 milles francs CFA pour vider votre septique ou devant votre porte ou sur le chemin de fer. L’opération a cours la plus part du temps après 23h quand la grande majorité des voisins est endormi et que ne sont dehors que les indélicats propriétaires mal éduqués à l’hygiène environnementale, les veilleurs de nuit et les forces de l’ordre toujours prompt a encaisser leur pré bandes pour laisser faire…

Les poubelles en plein quartier
La question de la collecte des ordures dans le district d’Abidjan est si problématique qu’on trouve aujourd’hui des dépotoirs à tous les coins de rue. A Abobo, les petits collecteurs, pour 200 francs CFA vous les emmène sur les rails, tranquille! Ou mieux, sur la chaussée carrément. Et par ses temps de chaleur intense, bonjour les mouches et odeurs de toute sorte. Les quartiers sentent mauvais et impossible de se plaindre… Sinon, c’est la bagarre. « Je vais aller verser où?! » s’exclame la bonne dame qui emmène des sacs d’ordures sur les rails, à quelques pas d’habitations.
Contactez le service d’hygiène de la mairie: « On veut bien venir, mais on n’a pas de carburant… »

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Dans ces conditions, c’est chacun pour soi, Dieu pour tous. On se débarrasse comme on peut de nos usées et de nos immondices. Certains n’hésitent même plus à inonder les allées du quartier. Les maladies, on s’en fou!
« C’est Dieu qui nous protège ». C’est le comble de la résignation. Les associations de quartiers porteur d’espoir pour sensibiliser et participer au changement des mentalités a démissionne. Et pourtant, de simples brigades de salubrité pourrait contribuer à juguler le problème.
SOS pour une commune malade de ses « microbes.

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