Le Paradoxe Abobolais

Investiture_Toungara

Peuhmond, Toungara et Kandia

S’il est une commune dont la représentativité au sommet de l’État ne souffre d’aucun doute depuis l’avènement de Ouattara au pouvoir, c’est bien « la commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire », Abobo la vaillante. Tenez-vous bien, pas moins de 5 élus locaux de cette localité, parmi les plus déshérité d’Abidjan, font partis du gotha du pouvoir d’Abidjan. Mieux, on les compte dans le premier cercle du Président. A tout seigneur, tout honneur. En tête de liste nous avons le tout puissant Ministre des mines, de l’Energie et du Pétrole, par ailleurs, Premier magistrat de la commune et Premier Responsable politique du Parti au Pouvoir de la commune. A sa suite nous avons, la Conseillère spéciale du Président de la République en charge du Genre et des Affaires Sociales, précédemment Ministre de la Famille, de la Femme et des Affaires Sociales. De plus, la très controversée et tout de même efficace Ministre de l’Education Nationale. Autre personnage de renom et aussi élue locale de la commune, la Ministre de Communication. Du reste, nous pourrons ajouter à la liste le Vice-Gouverneur du District et pourquoi pas le Premier de la toute puissante (enfin… supposé telle) section jeune du Parti au pouvoir. Ce sont vous l’aurez sans doute deviné sans effort aucun Adama Tounkara, Jeanne Peuhmond, Kandia Camara, Affoussy Bamba, Yéo Kolotioman et Yayoro Karamoko.
Ces derniers sont là où se prennent les décisions pour la bonne marche de l’Etat. Ils devraient dès lors constituer une chance pour les habitants de la « commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire ». Car il est, en effet, tentant de croire que le Président en les choisissant, a validé non seulement le choix des abobolais mais aussi et surtout a tendu la perche à une localité « toujours à la traine… ».
Aussi, au nom, pourquoi pas, de ce que l’on pourrait appeler « une discrimination positive » ou disons-le tout net, du très en vogue « rattrapage », ces jeunes, ces femmes, ces jeunes filles et même ces personnes du troisième âge, habitant de la commune espèrent bénéficier des « faveurs » de leurs élus. Mais, depuis 2010, c’est le statut quo.
Ces abobolais attendent toujours un second complexe socioéducatif, avec son tout ce qui va avec : Centre social, Centre d’Education Spécialisée et Centre de Protection de la Petite Enfance, ou si vous préférez Jardin d’enfant. Car, il est inimaginable que Adjamé, Yopougon puissent avoir deux Centres sociaux et qu’un « cas social » aussi notoire que la commune d’Abobo ne puissent en avoir qu’un seul. Pourtant, rien, absolument rien n’entrave l’avènement d’une telle structure, si ce n’est la volonté politique. Pour preuve vous verrez à Adjamé un gage de bonne volonté du Maire Sylla, sur le Boulevard Nanguy Abrogoua, à travers son Centre Social Municipal. Treichville et Amicha Francois ne sont pas en reste, vous y trouverez un Centre de Protection de la Petite Enfance Municipal.
A Abobo… Que peut le seul Complexe Socioéducatif mitoyen au Centre Culturel qui du reste n’est que l’ombre de lui-même et cela sous le silence coupable des autorités de tutelle ?!
En outre, pour une population avec un pourcentage aussi important de jeunes, de surcroit, une jeunesse à tout le moins « fragilisée » par divers fléaux dont le pernicieux chômage, un Centre d’insertion et d’Ecoute ne serait guère de trop. Il en existe du reste à Adjamé et Yopougon. Cette structure, initiative louable du District d’Abidjan, devrait être un impératif catégorique pour nos élus qui « tiennent tant à leur jeunesse ». Elle pourrait être un moyen de les éloigner de fameux « grins de thé » qui ont pignon sur rue dans certains quartiers généraux. A défaut de créer une antenne du Fond National de la Jeunesse à Abobo, ou encore d’un simple Foyer Jeune, un Centre d’insertion et d’Ecoute aiderait ces jeunes à qui l’ont demandé de payer le transport pour aller à Cocody porter leurs projets.
Au demeurant, nous tairons, l’incongruité de l’absence d’une simple antenne de radio communale dans la commune, quand on sait la place de l’information, de la communication dans l’éducation, l’épanouissement ; bref, le développement d’une localité.
Il est à espérer tout bonnement que nos Elus, se réveillent enfin pour que rayonne la vaillante et combattante comme d’Abobo. Les Abobolais attendent, Mesdames, Messieurs, le retour d’ascenseur. Ils espèrent un grand Centre d’Alphabétisation Jeanne Peuhmond ou Affoussy Bamba, une maison des jeunes Kandia Camara ou Adama Tounkara. Ils souhaitent, pourquoi pas, une Radio Solution Fm (qui ne sera pas un éléphant blanc), un Centre d’Insertion et d’Ecoute Yayoro Karamoko.
La balle est dans votre camp.
2015, c’est M A I N T E N A N T !

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